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Guidance parentale en langage oral

Guidance parentale en langage oral published on 6 commentaires sur Guidance parentale en langage oral

Guidance parentale en langage oral

Oralité alimentaire et verbale sont solidement intriquées. Nous le savons même si des études restent à mener afin d’identifier exactement le point d’ancrage commun entre les deux fonctions. Nous présumons aujourd’hui que les mouvements de bouche exécutés lors de l’alimentation participent à la précision de la production de langage.
Pourquoi j’avais envie de vous parler de langage oral ? Parce qu’il va de pair avec l’oralité, de pair avec le développement, parce qu’il est de la plupart des échanges entre l’enfant et son entourage. Mais aussi parce qu’un enfant qui ne parle pas fait des colères, pleure. Il use ses parents qui, souvent, ne pouvant deviner ce qu’il faut faire, et trouvant leur enfant peu réceptif à leurs propositions, cessent d’amener les choses pourtant nécessaires à l’enfant pour monter son langage.

Aujourd’hui, dans mon quotidien professionnel, je reçois des enfants petits (moins de 4 ans) sans production de langage (ou très peu) avec ou sans troubles de l’oralité associés. Je travaille donc systématiquement avec les familles en séance et propose des activités à reprendre à la maison, guidées clairement par un support écrit. Mon travail repose sur la notion d’intégration multimodale du langage.
Le manque de place pour suivre tous les enfants qui en ont besoin, ou l’impossibilité logistique pour certaines familles à se déplacer jusqu’à mon bureau pour un suivi, m’a amenée à imaginer un outil spécifique, à proposer aux familles demandeuses d’idées de choses à faire à la maison, et capables de les reprendre chaque jour.
Cet outil n’est absolument pas destiné aux familles dépassées par la logistique quotidienne de leur famille, ou peinant à comprendre les besoins spécifiques de leur enfant . Il est pensé pour tous les parents, disponibles pour un peu de dynamisme et de courage, disponibles pour faire dans la bonne humeur avec leur enfant.
J’insiste sur le fait que les parents absolument démunis et/ou très inquiets doivent être reçus chaque semaine par un orthophoniste pour recevoir tout le soutien et l’aide plus spécifiques qu’ils méritent d’avoir. Ces activités ne doivent quoi qu’il en soit pas vous freiner pour consulter un orthophoniste ; elles sont pensées pour « attendre une place en rééducation » ou « en parallèle de la prise en charge hebdomadaire déjà mise en place ».
Je l’utilise pour ma part avec des familles que je vois chaque mois, mais ces familles ont bénéficié d’un bilan au préalable et j’ai pu estimer si cet outil était satisfaisant pour leur enfant en étant utilisé en parallèle de rendez-vous mensuels.

Il est enfin important de préciser que seule la régularité du jeu permet d’observer des changements chez l’enfant. Si vous persévérez 2/3 semaines, il y a fort à parier que les premières productions de votre enfant apparaissent. Un bruitage, un mot, plus de babillage… mais quoi qu’il en soit le fameux début de langage oral que vous attendez depuis… trop longtemps. Néanmoins, ne croyez pas non plus au tour de passe passe magique. Il existe des pathologies qui ne seront pas sensibles à cette stimulation-là. Je pense par exemple aux enfant autistes, aux enfants présentant des troubles sévères au cœur de syndromes identifiés ou non.

Je vous propose donc de mettre en ligne, comme je l’ai fait pour les livrets de guidance oralité, les premières fiches en accès libre. J’attends vos retours, vos commentaires, vos critiques, vos idées pour poursuivre ou pas ce chemin de fiches en ligne, libres d’accès.

Pour obtenir le début de ce travail, cliquez sur ce lien :

Guidance parentale langage 1

Si ces activités vous paraissent pertinentes, si vous pensez que cet article peut servir à des familles que vous connaissez, n’hésitez pas, partagez ! Likez ! 😉

6 commentaires

Merci. Très joli travail. Et, pourquoi ne pas laisser la boîte à portée de mains de l’enfant afin de le laisser s’approprier et expériencer le « jeu » en dehors de temps actifs, dans son temps à lui.

Bonjour,
Très bonne question. En fait, ce travail étant destiné à tous, je propose effectivement de ranger « pendant la semaine de ces jeux » les jouets dans une boîte à part afin de préserver l’appétence de l’enfant lorsque son parent va proposer de jouer avec lui. D’autre part, les enfants présentant des difficultés d’attention seront plus alertes d’emblée face aux jouets qu’ils n’ont pas toujours à leur portée.
Enfin, cela n’empêche pas l’enfant de continuer de jouer avec ses jouets habituels, à sa manière, avec ses parents aussi. Nous sommes tellement d’accord « Guerin » sur ce besoin de « manipulation et découverte par ses propres actions ».
Les jouets de la guidance vont vraiment permettre de monter le squelette du langage, squelette le plus cohérent et porteur, chez un enfant qui peine à s’organiser sans cet étayage spécifique. Pour certains enfants, la guidance lèvera la problématique, et rapidement la famille n’en aura pas plus besoin, pour d’autre, on va monter chaque étage un par un de manière un peu « particulière », comme chez les enfants présentant l’hypothèse d’un trouble spécifique du langage oral par exemple (autrement appelé dysphasie).

Pour les parents souhaitant laisser les jouets à la portée de l’enfant, pas de soucis… et si jamais après vous avez du mal à l’intéresser quand vous voulez lui présenter vos jeux (répétitifs certes, mais ce sont ces boucles répétées qui permettent d’intégrer plus aisément chez les enfants présentant des difficultés), vous aurez alors l’astuce « les mettre à part » pour les prochaines semaine.

Parents, vos retours m’intéressent à ce sujet : comment avez-vous fait ?

En espérant avoir « répondu » à la question / au commentaire 🙂
Elisa

Bonjour mon fils va avoir 12 ans en novembre et il a commencé des séances chez une orthophoniste spécialisé dans l’oralité . Car il a été diagnostiqué en février dernier tsa et depuis 2008 dysphasique. Et au niveau de l’alimentation c’est la catastrophe. Cela fait des années que je demande de l’aide et personne pour m’accompagner et me guider sauf depuis février au CESA de Chambéry qu’il mon orienté vers cette orthophoniste. Ma question est de savoir si malgré l’âge de Clément est ce que je peux faire la même chose sur votre guide ou y a t-il un notre programme pour des enfants presque adolescents ? Pour pouvoir aussi travailler à la maison. D’avance merci

Ally Christelle, bonjour.
Ah pas simple votre question… ni votre parcours avec votre garçon si je comprends bien 🙁
Pour les ados, la problématique va évidemment être différente. Jouer à la poupée avec votre fiston ne l’intéresserait que moyennement je pense 😉

Pour votre ado, dont vous ne décrivez que peu les difficultés de communication (il parle ?), mais que j’imagine non verbal au regard de vos commentaires, j’ai envie de vous diriger vers la communication alternative avec des supports visuels et des gestes pourquoi pas. Sur ce site peut-être aurez vous des infos plus intéressantes pour le cas de votre fils ? http://www.isaac-fr.org/
Donnez-nous de vos nouvelles. Bon courage !
Elisa

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