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La prise en charge orthophonique des troubles de l’oralité

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Les troubles de l’oralité ( = difficultés alimentaires que rencontrent certains enfants), encore mal connus, sont néanmoins de plus en plus évoqués en France. On commence à pouvoir entendre que les difficultés alimentaires des enfants peuvent avoir des aspects spécifiques, sensoriels, développementaux. Cela ne touche effectivement pas que les enfants nés prématurément comme on l’entend pourtant encore trop souvent. Au besoin, vous trouverez dans cet article, ici, des pistes étiologiques des troubles de l’oralité.

De plus en plus, les orthophonistes se forment et s’impliquent dans ces prises en charge spécifiques, et en même temps très liées aux connaissances qu’ils ont déjà sur le développement de l’enfant et les fonctions oro-myo-faciales.

Mais que propose l’orthophoniste aux familles, à l’enfant quand il met en place une prise en charge en oralité ? Voilà 10 points qui peuvent être abordés selon l’âge et le profil de l’enfant.

1. Il accompagne autour de l’installation à proposer pendant le repas : quel type de chaise, de fauteuil, de portage correspond le mieux aux besoins de l’enfant. Quels couverts proposer ? Quel verre ? Quel type de biberon essayer ? …

2. Il informe la famille autour des aspects favorisants ou au contraire délétères pour faciliter l’amélioration des prises alimentaires de l’enfant. Il guide la famille pas à pas en fonction des possibilités de chacune, et de leur individualité. L’orthophoniste n’est pas « guide social de bonne conduite alimentaire », mais « guide développemental ». Il va ainsi conseiller autour de la préparation des repas ou du partage des repas, du temps de repas, du temps « entre » les repas, du forcing, … L’orthophoniste va respecter la culture de chaque famille tout en libérant les pensées « préconçues » susceptibles de nuire aux progrès possibles de l’enfant (ex : on ne mange pas le dessert avant le plat).
Picorer
3. Il explique aux parents les hypothèses étiologiques des troubles rencontrés par l’enfant pour les aider à cheminer. Il donne des informations, par exemple, sur les liens existants entre les RGO, les allergies alimentaires, la gastrostomie, les troubles développementaux, les spécificités sensorielles, etc… et les troubles alimentaires observés, afin que pères et mères soient en mesure de s’ajuster aux particularités de l’enfant.

4. Il aide la famille autour de la notion de texture / de goût / de température. Il guide l’évolution à proposer à l’enfant, sur les essais à favoriser, sur les présentations alimentaires aidant l’enfant à cheminer plus facilement (ex : ne pas mélanger des petits morceaux dans une purée lisse, proposer des aliments plus forts en goût ou plus craquants pour certains profils d’enfants, …)

5. Il offre des astuces, des conduites à tenir, spécifiques, que les familles, les structures (crèche, école) vont « devoir » adopter dans le quotidien pour accompagner l’enfant et l’aider à progresser. Effectivement l’orthophoniste ne peut à lui seul résorber les troubles de l’enfant. La prise en charge oralité est au cœur d’un partenariat avec la famille et l’environnement tout entier quelquefois.

6. Il informe au besoin les familles sur les besoins nutritionnels des enfants, et oriente en fonction de ses limites vers un diététicien quand la prise alimentaire ne permet pas des apports suffisants et nécessite des aménagements spécifiques.

7. Il propose à l’enfant, dans un climat ludique, de plaisir, des activités sensorielles visant à stimuler tous les sens mis en jeux lors de l’alimentation. Toucher, sentir, regarder, écouter, goûter, bercer, appuyer sont au cœur des rencontres avec les enfants.
Activité sensorielle
8. Il propose des touchers thérapeutiques précis visant à améliorer les capacités d’ajustement comportemental de l’enfant face aux stimulations proposées sur le plan tactile et proprioceptif.

9. Avec les enfants plus grands, en mesure de réfléchir et de raisonner, il échange avec l’enfant. Ensemble, ils réfléchissent, verbalisent, commentent les sensations que le corps de l’enfant traduit face aux stimulations de l’environnement. Ils fixent ensemble des objectifs d’un rendez-vous à l’autre. Cet aspect cognitif de la prise en charge est fréquente chez les enfants à partir de 4-5 ans, voire avant en fonction de l’enfant.

10. Il collabore avec les professionnels qui suivent l’enfant par ailleurs : pédiatre, généraliste, gastro-pédiatre, ORL, pneumopédiatre, neuropédiatre, psychomotricien, kinésithérapeuthe, diététicien, etc… Il lui est indispensable de connaître les aspects médicaux et paramédicaux du suivi plus large de l’enfant pour proposer une prise en charge la plus ajustée possible.

Ces 10 points se déclinent à l’infini. Vous l’aurez compris, prendre en charge des troubles de l’oralité, ce n’est pas appliquer un protocole unique à tous les enfants, mais « inventer » un suivi pour chaque enfant rencontré selon son profil et son environnement. L’orthophoniste travaille étroitement avec la famille tout autant qu’avec l’enfant, et tourne son regard sur de multiples aspects développementaux de l’enfant pour mener sa prise en charge, d’où la nécessité de collaborer avec les autres professionnels intervenant auprès de l’enfant, voire celle d’orienter l’enfant vers d’autres professionnels complémentaires pour affiner la compréhension du trouble et/ou améliorer la progression de l’enfant via un suivi pluridisciplinaire. Nous en reparlerons…

Comment et pourquoi moucher les enfants ?

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Lorsque l’été s’achève, les nez qui coulent refont surface, entraînant derrière eux la toux et les otites. Mais pas seulement. Un nez qui coule, mal mouché, va également entraîner tout un système de réactions en chaîne :
pyramide nez bouché

C’est pour ces différentes raisons, qu’en tant qu’orthophoniste, j’estime que le mouchage des enfants doit s’inscrire parmi les missions premières en éducation précoce.

Dernièrement, j’ai interrogé autour de moi sur les différentes techniques adoptées pour moucher les tout petits. Je ne vous cacherai pas ma suprise en apprenant certaines de ces méthodes : efficaces sans doute pour vider les petits nez pleins, quelque unes me paraissent aller à contresens de ce que nous allons vouloir apprendre à nos enfants pour qu’ils deviennent autonomes face à cette notion.

Je vous propose donc aujourd’hui la méthode que les services de pédiatrie utilisent pour moucher les enfants hospitalisés. C’est aussi celle que j’ai adopté pour mes enfants : chacun d’entre eux a su souffler dans un mouchoir avant 1 an, sans d’ailleurs que cela ne m’amène à arrêter les lavages de nez.

A la naissance, les pharmacies et supermarchés orienteront vos achats vers les petites doses de sérum physiologique de 5 ml de ce type :

A ce moment là, avant 3 mois en moyenne, cette dose va suffire. Vous allez mettre votre bébé allongé, visage sur le côté, le nez dirigé vers la table à langer, vous presser le petit flacon proche de l’entrée de la narine qui se situe vers vous, et le liquide ressort de l’autre côté si vous bébé est bien positionné. Si c’est un gros rhume, et que ce lavage de nez n’est pas proposé à titre préventif, vous allez tourner votre bébé sur l’autre côté, et réaliser la même action dans l’autre narine.

A partir de 3/4 mois
Passés les tout premiers mois, cette dose de 5ml n’est pas suffisante, et la position proposée peut tout à fait évoluer.
Vous allez demander en pharmacie un flacon de serum physologique (500ml ou 1L) et une seringue + aiguille. A savoir, vous pouvez aussi tout à fait fabriquer vous-même votre serum physiologique comme décrit ici :« comment réaliser soi-même un sérum physiologique ? »
Vous plantez l’aiguille dans le flacon que vous placez à l’envers et remplissez votre seringue de 10CC. Vous veillez à ne pas laisser de bulle d’air dans votre seringue pleine de serum physiologique.
Ensuite, mettez votre enfant assis sur la table à langer, et placer son dos contre vous, un lange autour de lui, comme un grand bavoir. Basculer sa tête légèrement en avant – invitez le à regarder son ventre- et apposez le bout de la seringue proche d’une des narines puis injectez relativement vite la moitié du serum physiologique de la seringue. Puis même chose dans l’autre narine.
Avec le lange recouvrant votre enfant, recouvrez son nez comme si c’était un mouchoir, puis comprimez doucement plusieurs fois de suite les narines de votre enfant.
Quand il grandit, est en mesure de vous regarder (à 6 mois ?), mimez le souffle par le nez, bouche fermée, et verbalisez « tu souffles ? ».

A quelle fréquence ?
Si votre enfant est enrhumé, un lavage s’impose avant chaque repas (après, vous risquez de déclencher des vomissements, et surtout, le réaliser « avant le repas », va aider votre enfant à manger de manière plus satisfaisante).
Si votre enfant n’est pas enrhumé, un lavage par jour, avant le coucher est souhaitable.

Précautions à prendre ?
Veillez à ce que le sérum physiologique ne soit pas trop froid, afin de limiter les éventuels désagréments ressentis par les enfants.
N’injectez pas trop lentement le sérum physiologique. Il faut que l’impulsion permette d’envoyer le sérum avec suffisamment de puissance pour qu’il puisse retomber par l’aure narine.
Le menton de votre enfant doit être collé contre sa poitrine presque, afin que le sérum ne coule pas dans sa gorge. Si tel était le cas, pas de drame, mais c’est évidemment peu agréable pour l’enfant.

Réactions des enfants.
Pas de doute, au départ, aucun enfant ne ressent cet acte comme étant « plaisant », et pourtant, en grandissant, ils le demandent volontiers et se plient au soin sans problème tant celui-ci les soulage efficacement. Si la position assise est trop compliquée, remettez le allongé sur le côté en tenant son visage. Mais d’expérience, j’ai envie de dire qu’un enfant qui refuse le soin sera plus facile à contenir « assis », dos à vous, qu’allongé.

Apprendre à se moucher ?
D’une part, quand vous positionnez votre enfant pour ce lavage de nez, il va automatiquement fermer sa bouche, puisque sa tête bascule en avant et bloque l’ouverture de la bouche. Puis, comme à la suite, vous lui essuyez le nez en pressant ses narines, il va mieux sentir ses narines pour contrôler cette zone là, et souffler. Comme vous serez heureux qu’il souffle, voire vous lui montrerez comme il a bien soufflé dans le lange, il recommencera la fois prochaine. Peu à peu, même sans le sérum, il saura souffler avec son nez dans le mouchoir.

Jusqu’à quel âge ?
Jusqu’à 6 ans ? pourquoi pas… Jusqu’à l’âge où les rhumes n’envahiront plus son quotidien. Sachez que même en sachant se moucher, le lavage de nez sera tout de même très efficace pour l’aider à soigner ses rhinites.

Avec un nez bien soigné, vos enfants éviteront quelques otites, auront un cadre ORL adapté pour prendre leur repas
= auront un message auditif moins « brouillé »/ plus stable,
= sentiront bien -odeurs-,
= ressentiront bien les sensations en bouche, ce qu’ils déglutiront,
= contrôleront mieux à terme ce carrefour gorge / nez qu’il faut maîtriser tant pour se moucher, que pour souffler sur le bougies du gâteau, … et pour parler, mâcher, avaler…

Retenez aussi qu’un nez dont on prend soin participe à l’équipe ORL.

Pour ceux et celles qui voudraient un peu mieux comprendre des histoires de nez qui coulent, place à la vidéo !
« comment soigner un nez bouché »

A présent que vous avez pris connaissance de l’importance du mouchage chez les enfants, racontez dans les commentaires vos anecdotes, vos façons de faire, vos astuces personnelles susceptibles de nous aider à lutter contre « les nez crottés » 😉

Quel professionnel peut vous aider face aux troubles de l’oralite ?

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Quel professionnel peut vous aider

face aux troubles de l’oralite ?

De nombreuses familles sont en demande de « listes » d’orthophonistes susceptibles de les recevoir pour les difficultés alimentaires que leur enfant rencontre. Je suis actuellement pieds et poings liés pour vous aider efficacement sur ce point.
MAIS, je vous propose plusieurs choses :
appeler les administrations de votre région (CPAM / ARS) pour signifier votre problème. Ecrivez, appelez, mailez ! Faites savoir vos difficultés. Nous, professionnels, sommes coincés par un code déontologique qui ne nous autorise aucune publicité, or une information de ce type (liste de noms) pourrait être assimilé à une publicité.
appelez l’orthophoniste proche de chez vous. Si elle / il ne peut vous recevoir, elle / il pourra sans doute vous orienter vers quelqu’un qui peut vous aider.
contactez également les kinésithérapeutes, qui, dans certaines régions, interviennent autour de ces troubles-là.
contacter le CAMSP le plus près de chez vous si votre enfant a moins de 6 ans. A défaut de vous recevoir, peut-être pourront-ils vous orienter vers un professionnel pouvant vous suivre ?
appelez le CMP / CMPP proche de chez vous (pas de limite d’âge).Comme dans les CAMSP, on peut vous réorienter vers d’autres professionnels si vous ne pouvez obtenir une réponse assez rapide (de longues listes d’attente souvent).
appelez le service ORL pédiatrique de l’hôpital le plus proche, demandez, on ne sait jamais (souvent les enfants suivis pour des fentes voient des orthophonistes qui suivent ces difficultés). Les collègues d’ORL pourraient peut-être vous aider ?
Le Groupe Miam Miam peut donner des contacts, notamment dans des régions où il y a des capitaines régionaux qui créent et développent des réseaux locaux de professionnels prenant en charge les difficultés alimentaires de l’enfant : ici.
contactez Mme Senez, elle détient une liste des professionnels qu’elle a formés. Sachez néanmoins que cette liste n’est pas exhaustive puisque d’autres professionnels savent faire, et ne sont pas sur cette liste
regardez sur la liste du site Ostéovox. Ces professionnels ont reçu une formation susceptibles de les mener vers ce type de suivi.
La liste des professionnels formés au DIU Troubles de l’Oralité à Lille. Dans cette liste, il n’y a pas que des orthophonistes, et raison de plus pour aller y jeter un coup d’œil ! Chaque année une nouvelle liste devrait naître.
Demandez sur le groupe de Facebook : « Alimentation de l’enfant, échanges autour des difficultés rencontrées ». Les parents présents sur le groupes transmettent aisément les coordonnées qu’ils connaissent.
– Appelez le Syndicat Régional des Orthophonistes près de chez vous : vous tomberez sur des professionnels souvent avisés sur les pratiques de leurs collègues et sauront vraisemblablement vous donner quelques noms de professionnels dont ils savent qu’ils reçoivent ces enfants présentant des troubles de l’oralité.

=> Parents, sachez que les professionnels ne travaillent pas tous selon les mêmes bases théoriques. Si certains s’inscrivent encore nettement dans la psychanalyse, d’autres sont plutôt axés sur le neurodéveloppement.
Je ne peux qu’avouer que tout ce blog s’inscrit clairement dans un courant neurodéveloppemental. Si la psychanalyse me semble pertinente pour d’autres domaines, elle me paraît insuffisante pour prendre en charge ces troubles là. Ce propos n’engage que moi, je tiens à le préciser. Mon idéal, « de ma fenêtre », est sans doute dans la prise en charge pluridisciplinaire dans bien des cas, mais je demeure lucide : il vous est déjà difficile de trouver UN professionnel, alors une équipe…

Si vous vous apercevez que cet article manque d’informations, et que cela participerait à un listing plus complet, je vous propose de laisser un commentaire qui me permettra de rapidement modifier ce listing, qui, à ce jour, ne peut être considéré comme exhaustif, mais tend à vous apporter quelques premières pistes pour trouver un professionnel / des professionnels susceptibles de vous aider.

Si cet article vous semble pertinent, qu’il vous apporte quelques réponses aux questions que vous vous posiez, partagez-le, likez !

Aider bébé dans la découverte des aliments

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Comment aider bébé dans la découvert des aliments ? Prêts, partez !

Les morceaux sont souvent difficilement intégrés dans l’alimentation de votre enfant, néanmoins avec ma dernière trouvaille, aider votre bébé dans la découverte des aliments sera possiblement plus aisé !

Je vous avais déjà parlé du « Grignoteur Nuby » dont je regrettais l’aspect « filet », peu adapté pour les hypersensibilités de nos petits : en bouche, il offre un contact sensoriel assez atypique pour la bouche des enfants. Il n’est en effet pas banal d’avoir le goût des aliments et cette sensation en bouche. Finalement, il me semble que ce grignoteur n’est que rarement adapté aux bébés et petits enfants.

Ce matin j’ai découvert un grignoteur avec un embout en silicone rappelant étrangement une tétine 😉
Je pense que certains d’entre vous seront contents de savoir que cela existe, alors je vous le présente avec plaisir !

Une fois l’objet en main, il vous restera à glisser dans la tétine prévue à cet effet le petit morceau de nourriture que vous voudrez faire découvrir : votre enfant pourra « goûter » tout en « mâchouillant » la tétine. Il aura le goût ET les mouvements de bouche intéressants qui le prépareront à croquer, mais pas les morceaux avec lesquels vous ne le sentez pas prêt.

Que ce soit parce que votre enfant est tout petit, parce qu’il présente une dysoralité sensorielle, parce que sa déglutition est parsemée de fausses routes aux morceaux ou parce qu’il est nourri via une sonde naso gastrique ou une gastrostomie… Si vous voulez lui offrir le goût des aliments, voilà un « outil » qui devrait pouvoir vous rendre service temporairement… ou plus longuement, selon la situation de votre enfant.
Ce grignoteur est une bonne manière de contourner les difficultés d’accès aux textures tout en gardant un éventail de goût intéressant pour préparer votre enfant à une alimentation classique dès qu’il sera prêt.
Si vous voulez nous offrir votre retour sur l’utilisation de ce grignoteur en silicone, profitez de la fenêtre « commentaires ».

Cliquez sur l’image pour en savoir plus…

Bonne journée !

Quel matériel pour créer vos supports visuels ?

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Quel matériel pour créer vos supports visuels ?

Ce soir, je vous propose un panier empli d’idées pouvant accompagner vos supports visuels comme j’ai commencé à vous en proposer ici.

Avec nos tout-petits, la feuille de papier imprimée ne dure pas longtemps : vite froissée, vite mouillée par des doigts sortis de la bouche, … Une solution s’offre à vous : plastifier ! Rapidement fait, vous garderez votre support en bon état bien plus longtemps, pourrez le sortir à table et le nettoyer ensuite.
Certes, je viens de vous suggérer des supports visuels pour les jeux des fiches oralité, mais vous comprendrez avec le temps que ces supports visuels sont également de bons repères pour vos enfants quand ils ne sont pas encore très à l’aise avec leur langage oral. Chouette pour choisir un jeu, pour exprimer ce qu’on veut… ça peut être bien pratique pour éviter quelques colères.
A table, le support visuel peut permettre de présenter le menu du jour, et grâce à du scratch, vous pourrez peu à peu vous fabriquer une banque d’images de repas réutilisables à l’infini. Avec internet, vous n’aurez aucun mal à trouver les images qui correspondent aux produits de vous consommez. Il ne vous restera qu’à imprimer, plastifier, voire scratcher… et ce sera gagné !

Pour rappel, afin d’arriver « en boutique », vous n’avez qu’à cliquer sur l’image. Vous aurez alors les prix et tous les détails des produits.

La plastifieuse que je vous ai choisie est de format A3 afin de pouvoir plus aisément fabriquer des « sets de table »,  » des planches de jeux », des « petites affiches » faciles à pointer quand elles seront accrochées à leur portée. Cela ne vous empêchera pas de l’utiliser pour des formats A4

Avec la plastifieuse, n’oubliez pas les fiches pour plastifier. En A4 ou en A3…Je vous ai trouvé quelques « bonnes affaires »… profitez en :
en A4

ou A3

Ensuite, bien pratique, le velcro, qui vite collé lorsqu’il est adhésif, vous permettra d’accrocher aisément toutes vos images plastifiées sur la bande préposée à l’endroit de votre choix. Je vous présenterai prochainement un set de table pour vous donner des idées.
Le velcro c’est aussi une très bonne idée pour accompagner les gestes maladroits de votre enfant. Je m’explique : un morceau de velcro sous l’assiette, sous le verre… Les idées se déclineront en fonction de vos besoins.
Voici du velcro à couper selon l’utilité que vous en aurez :

ou en pastilles déjà pré coupées, plus facilement installées au dos d’une image ou d’une photo ?

Je ne crois pas utile de vous proposer une bonne paire de ciseaux, ni une imprimante ? Je vous laisse poursuivre seuls vos courses en cas de besoin 😉

Si ces idées vous semblent pertinentes, n’hésitez pas à partager cet article !

Pourquoi faire le clown avec son enfant ?

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Quand on fait des grimaces, ça amuse l’enfant. Ce serait presque une raison suffisante ;-). Ce qui est de plus plutôt chouette c’est qu’il n’y a pas d’âge pour faire des grimaces

En réalité, dans cette activité « clown qui grimace », l’enfant va intégrer des schémas complexes de mouvements. Il va, en nous regardant faire, amorcer des mouvements avec son visage, sa langue, ses lèvres ou ses joues en fonction de ce qu’il vous voit faire.

En partageant fréquemment ce genre d’activité avec votre enfant, vous l’aidez à améliorer ses compétences pour contrôler les mouvements de son visage (ça s’appelle des praxies).

Quelles grimaces exactement ?
Ca paraît facile à faire, mais au cas où vous manqueriez d’idées, en voilà quelques unes :

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